Lyon concentre en quelques kilomètres carrés ce que la région compte de studios de jeu vidéo, d'éditeurs de logiciels et d'agences de communication. C'est aussi une ville où le niveau d'exigence visuelle est élevé : vos interlocuteurs regardent des dizaines de vidéos par semaine et repèrent en trois secondes un montage paresseux ou un habillage acheté sur étagère. Travailler pour Lyon demande donc moins de discours commercial que de résultats concrets — un rythme juste, une typographie tenue, un sound design qui ne se contente pas d'un morceau libre de droits collé par-dessus.
Je suis motion designer indépendant, installé à Mâcon, à 70 kilomètres et une petite heure d'autoroute de la Part-Dieu. Cette distance a un effet pratique : je peux venir pour un rendez-vous de cadrage ou une journée de travail sur place, sans que cela devienne un déplacement exceptionnel à justifier. Et pour tout le reste — allers-retours, validations, livraisons — la visio et les liens de visionnage annotés font le travail aussi bien qu'un bureau partagé.
Trois besoins reviennent particulièrement à Lyon. Les studios de jeu ont besoin de bandes-annonces montées par quelqu'un qui joue vraiment, parce que savoir ce qu'il ne faut pas montrer compte autant que le reste. Les éditeurs de logiciels ont besoin de vidéos qui rendent une interface compréhensible en moins d'une minute. Les agences ont besoin d'une paire de mains fiable en animation, capable d'exécuter un storyboard sans réinventer la direction artistique et de livrer les sources avec les exports.
Studios de jeu vidéo
Un trailer se juge sur trois choses : le choix des séquences, la coupe sur la musique et la qualité de l'habillage. Entre deux jalons de production, rares sont les équipes qui ont le temps interne de monter leur propre bande-annonce. Je prends en charge le dérushage des captures, le montage rythmé, les cartons animés et les déclinaisons attendues par les plateformes : version longue pour la page du jeu, version courte pour les réseaux, version sans texte pour la presse et les partenaires. Les devlogs mensuels et les vidéos de mise à jour se traitent de la même façon, avec un habillage réutilisable d'un mois sur l'autre.
Éditeurs de logiciels et jeunes pousses
Un logiciel ne se photographie pas, et la capture d'écran brute est illisible sur un téléphone. Une vidéo explicative animée reconstruit l'interface, isole le seul geste qui compte et pose le bénéfice en une phrase. Sur une page d'accueil, elle retient le visiteur qui allait partir ; en rendez-vous commercial, elle remplace une démonstration hasardeuse ; dans un dossier d'investisseurs, elle montre le produit sans dépendre d'une connexion. Les déclinaisons publicitaires courtes se testent ensuite par accroche, sans refaire toute l'animation.
Agences et studios de communication
Une agence a le brief, la stratégie et la relation client. Ce qui manque, dans les périodes chargées, c'est la capacité d'animation. J'interviens en sous-traitance sur des projets où l'agence reste seule face à son client : je reçois la charte, le script ou le storyboard, je livre les sources et les exports aux formats demandés, avec une date de livraison inscrite au devis. L'agence reste seule visible côté client, et vous n'avez qu'un interlocuteur du premier appel à la livraison.
Industrie, santé et grands comptes
La métropole abrite des sièges industriels et des acteurs de la santé qui portent des messages techniques : un procédé, un dispositif, une chaîne de valeur. Filmer coûte cher et donne rarement un plan lisible ; l'animation reconstruit ce qui ne se filme pas et permet de valider chaque détail avant le rendu final. Ces vidéos servent en salon, en appel d'offres, en formation interne et en communication de recrutement.